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"Tu es toi, tu vis, tu possèdes un corps, un esprit, tu as une maison, elle est ton toit, elle te protège. Tu vis dans ton quartier, ta ville, elle te nourrie, te fournis un travail. Tu vis dans ton pays, il est ton peuple, il te guide, il te soumets à tes conditions de vie. Tu vis sur ta planète, tu respire son air, tu manges ce qu'elle te donne, elle te fait vivre. Tu vis prés de ton étoile, elle te donne de la lumière, de la chaleur, elle te fait vivre. Tu vis dans ton système planétaire, avec ses planètes et ses lunes qui sont nées pour te faire vivre. Tu vis dans ta galaxie qui s'est formées il y a des milliards d'années. Tu vis dans ton Univers, il t'a donné ton étoile, ta planète, ton chez toi. Ne le néglige pas. S'il existe, c'est pour toi, car il fait parti de toi. Il est en toi, comme ton être, ton esprit, il est partout, comme toi, tu fais parti de lui."

L'au-delà, l'énergie et la matière (suite), l'univers et le multivers.

INTRODUCTION

Cette suite de mon précédent article du même titre se veut être un complément sur les mêmes perspectives d'interprétations de ses mêmes sujets comprenant diverses évolutions sur les théories et expérimentations plus récentes. J'en aborde aussi les sujets sur la vie, l'univers, le multivers et la physique quantique. En effet, suite au succès du précédent article avec près de 30 % de fréquentation à lui seul sur le contenu total du site, je me devais de mettre un peu à jour, suite à une longue période d'absence, le principal moteur qui fait vivre ce site : les questions que l'on se pose sur l'au-delà, ce qui tourne autour comme l'énergie, la matière, les phénomènes paranormaux, la physique et son aspect quantique corrélés aux différentes théories de la matière dont la théorie des cordes et ses implications sur l'univers et le multivers. Univers et multi-univers qui prendront une place importante dans cet article en abordant la théorie des cordes.

INTÉGRATION DE LA SCIENCE

Avant tout, la science vise à découvrir la vérité. Le processus scientifique consiste à rechercher des informations puis à reproduire ces recherches afin de constater plusieurs fois les résultats. Le but de la science n'est pas d'imposer notre propre vision de le nature mais d'en découvrir la véritable essence. L'histoire de la science nous rappelle que certaines découvertes scientifiques ont révolutionné notre façon de penser dans bien des domaines. Nous sommes souvent tentés de fermer les yeux sur de telles découvertes. Nous préférons nous convaincre que la nature est telle que nous souhaitons qu'elle soit (c'est à dire en général, telle qu'on nous la décrite lorsque nous étions enfants) plutôt que de découvrir la vérité. On dit que l'ignorance et le bonheur vont de pair. En fait, il est souvent plus facile de se raccrocher au passé que d'affronter les découvertes scientifiques. Il existe un lien tout à fait particulier entre la méthode scientifique et l'hypothèse de la survie de la conscience après la mort qui à tendance à devenir plus qu'un simple hypothèse. En effet, cela à des implications importante sur la façon de mener des recherches scientifiques. Inversement, la science a un grand rôle à jouer dans notre compréhension de la survie de la conscience.

LA MÉMOIRE VIVANTE

N'est-il pas curieux que la théorie des systèmes associé à la physique quantique permettent de prévoir que des propriétés systémiques feront leur apparition et que le tout sera supérieur à la somme des parties (Cf. glossaire) ? On se réfère à la notion de système pour désigner le processus d'échange d'informations et d'énergie à l'origine d'ensemble toujours plus complexes.  Lorsqu'ils partagent des informations et de l'énergie, les composants forment un couple, une unité. De leur relation de partage mutuel d'informations et d'énergie naissent de nouvelles possibilités dynamique qui diffèrent et vont au-delà des possibilités offertes par chaque composant pris séparément.

D'après la physique quantique, tout vibre et rien n'est jamais complètement au repos. Même au zéro absolu les systèmes atomiques vibrent. Les systèmes subatomiques, comme les photons et les électrons, ressemblent plus à des ondes agitées ou à des nuages aux contours imprécis qu'à des particules ou à des objets bien distincts. Selon la technique de mesure choisie, ils peuvent ressembler à des ondes dispersées dans l'espace ou au contraire à des particules localisées. Les photons et les électrons semblent "danser" dans l'espace en attendant de se "matérialiser".

En s'intéressant de près à la façon dont les informations et l'énergie circulent au sein d'un système, on découvre un fait remarquable. Les photons et les électrons peuvent circuler dans un système en "boucles de rétroactions". Le fait que les neurones forment des réseaux complexes de composant interconnectés par des boucles de rétroactions récurrentes explique en partie leur fonctionnement dans le cerveau. Tant que les boucles de rétroactions sont connectées, les informations et l'énergie circulent et les souvenirs s'accumulent. D'après la science systémique, les neurones sont capables d'apprendre précisément parce qu'ils forment des systèmes de boucles de rétroaction. Lorsque les informations et l'énergie circulent de façon constante dans un système, nerveux ou autre, ces informations et cette énergie en évolution permanente sont stockée dans le système et se développent avec le temps. En d'autres termes, l'histoire, ou la "mémoire", de l'interaction des composants du réseau sera conservée dans le système et modifiée au fil du temps.

Tous les systèmes, des atomes les plus simples aux organismes les plus complexes, reposent sur la rétroaction. Les boucles de rétroactions créant une mémoire, tous les systèmes devraient intégrer une mémoire dynamique à divers degrés. La manière la plus simple de décrire ce processus est de prendre l'exemple d'un système composé de deux éléments, A et B. Dans cet exemple, A et B peuvent représenter absolument n'importe quoi : deux atomes, deux cellules, comme deux neurones dans le cerveau ou deux cellules cardiaques. A et B peuvent aussi désigner deux organes, comme le cerveau et le cœur, deux personnes, telles que Linda et son père, ou encore deux masses géantes comme la terre et le soleil ou encore comme deux galaxies.

Peu importe l'échelle, la taille est indifférente. Ce qui compte, c'est qu'il y ait un A et un B et que ces deux éléments aient la possibilité d'être reliés, d’interagir par rétroaction. Pour la stabilité et le maintien du système, l'élément A doit être capable d'envoyer continuellement des informations et de l'énergie à l'élément B et vice versa. Une fois que les informations de A sont parvenues à B, B les interprète et les renvoie à A sous une forme modifiée. Lorsque ces nouvelles informations reviennent vers A et interagissent avec A, elles modifient les premières informations de A, puis retournent vers B. A reçoit le souvenir de A tel qu'il a été interprété par B puis renvoyé vers A sous une forme modifiée.

Cela constitue ce que l'on appelle une rétroaction récurrente dynamique et nous amène à une observation inattendue et originale. D'après la physique quantique, une fois que les éléments ont commencé à échanger des informations, ils ne cesseront jamais. Chaque élément représente un système complexe qui comporte une quantité énorme d'éléments fondamentaux formant un réseau de boucles de rétroaction en vibration. En combinant l'étude de la physique quantique à l'analyse de la rétroaction des systèmes nous pouvons logiquement en déduire qu'un "souvenir" de l'interaction sera conservé dans chaque élément, à divers degrés.

Ce raisonnement, qui consiste à dire que les propriétés naissantes des systèmes représentent l'accumulation dynamique des interactions en tant que mémoire systémique, confirme la théorie actuelle du chaos et de la complexité (thermodynamique) qui a été développée à partie de la théorie générale des systèmes de rétroaction. La difficulté consiste à expliquer comment ces mémoires dynamiques peuvent être récupérées, qu'elles proviennent de réseaux "nerveux" comme ceux que l'on trouve dans le cerveau ou de tout autre réseau "systémique" comportant des boucles de rétroactions récurrentes au sein de systèmes naturels ou artificiels.

Puisqu'en théorie, tous les réseaux de rétroaction stockent des informations et de l'énergie à des degrés divers, n'importe quel système comportant une rétroaction produira des souvenirs et évoluera. Existe-t-il beaucoup de réseaux de rétroaction dans la nature ? Selon la théorie de la mémoire vivante universelle, les systèmes de réseaux de rétroaction constituent la règle, et non pas l'exception, à tous les niveaux de la nature. Plus simplement, cela signifie que tous les systèmes stockent des souvenirs et évoluent. On peut ainsi dire que tous les systèmes sont "vivants".

En associant la physique quantique à la théorie des systèmes, nous nous rendons compte que les objets qui nous semblent "inanimés" sont en fait peut-être "animés de façon invisible". D'où la notion d'univers énergétique vivant. Évidemment, de la complexité de la structure dépendra la complexité de ses "souvenirs" et, par conséquent, de son "degré de vie". Une chaise ne conservera pas des informations aussi complexes qu'une plante, qui ne conservera elle-même pas des informations aussi complexes qu'un chien, chien qui stockera quant à lui, des informations moins complexes que l'être humain. La mémoire et le degrés de vie sont fonction du degré de complexité.

Qu'est-ce qui est conservé exactement ? Qu'est-ce qui se trouve en mémoire ? Nous utilisons les termes informations et énergie pour décrire ce qui circule entre A et B. Qu'entend-on par informations ? Il s'agit d'une forme à la structure reconnaissable. Qu'en est-t-il de l'énergie ? L'énergie est le pouvoir, la capacité de travailler et de surmonter la résistance. Comme rien n'est immobile et que tout est vibration on peut considérer que quelle que soit la forme de l'énergie, elle véhicule des vibrations, en d'autres termes des ondes, aussi détectables par nos radiotélescopes si celles-ci proviennent des étoiles que de notre propre corps producteur d'activité électrique sondé par des capteurs comme électroencéphalogramme. L'électromagnétisme qui n'est qu'une même forme de vibration ondulatoire. A la différence prés que ces informations, toujours présentes,  sont noyées sous un flot continuel d'autres vibrations aux amplitudes extrêmement supérieures masquant leur existence, nous empêchant d'en prendre conscience.

Où tout cela nous mène-t-il ? Prenons l'exemple d'un sujet très controversé : l'existence des fantômes. Dans quelles circonstances pourrait-on observer de telles entités ? Bien souvent, les fantômes apparaissent en rêves, au cours de séances de méditation ou dans l'obscurité, lorsqu'il y a peu de lumière. Cela correspond exactement aux conditions requises par la physique contemporaine pour détecter les caractéristiques d'info-énergie subtiles mais durables de l'histoire de l'univers, info-énergie qui entoure littéralement chacun de nous.

En fin de compte, l'hypothèse des fantômes dans les systèmes énergétiques n'est pas très éloignée du concept d'étoiles lointaines en astrophysique. Même si les fantômes ou les étoiles ne peuvent être observés que dans des conditions très particulière, en théorie, leurs caractéristiques d'info-énergie sont toujours présentes, sans que nous en soyons forcément conscients.

Les travaux du Docteur Raymond Moody ont consisté à placer des personnes dans une pièce faiblement éclairée, comportant des rideaux en velours noir et un miroir au plafond, et à les inviter à regarder, pour ainsi dire, dans l'infini de l'espace. Le Docteur Moody affirme que, lorsque des personnes endeuillées s'assoient confortablement et en silence dans une telle pièce, dont l'éclairage ne permet qu'une perception minimale, entre 60% et 80% d'entre elles (selon les protocoles expérimentaux) indiquent voir et entendre des choses qui semblent être des fantômes de leurs proches disparus. Une telle expérience échoue lorsqu'elle est réalisée dans des conditions d'éclairage normales, dans une pièce aux murs blancs.

Ces perceptions ne sont-elles que le résultat d'une processus d'amplification des souvenirs ou que le fruit de l'imagination des personnes ? Perçoivent-elles réellement l'existence des âmes vivantes (informations) et des esprits (énergie), qui constituent l'évolution continue des systèmes énergétiques vivants de leur proches ?

Ou peut-on en arriver ? La théorie systémique enseigne que tout est en interaction, et que tout système ne peut être complètement isolé. Ce qui engendre des mémoires résiduelles dus aux rétroactions récurrentes dynamique, comportant les modifications intrinsèques des informations originales considérées comme telle uniquement dans un référentiel temporel à un instant T. Ce qui nous ramène au concept que toutes informations fait partie de la totalité et que la totalité des informations universelles peuvent se ramener à une fraction d'information mesurable ou non, visible ou non, qu'on en est conscience ou non. Ce travail indique clairement que "l'âme" et "l'esprit" d'une personne vivante continue d'exister après la mort physique sous la forme d'un "système d'info-énergie vivant". Oui, mais où ?

LA MATIÈRE EST VIDE

Reprenons l'exemple de A et B pour illustrer le lien entre le visible et l'invisible. Par définition, quand A et B interagissent, le partage d'information et d'énergie a lieu dans le vide qui sépare les éléments matériels de A et de B. Selon la physique quantique, cet espace n'est pas complètement vide d'informations et d'énergie, lesquelles, au contraire, le remplissent. Toujours selon la physique quantique, ce que nous pensons être des objets physiques sont essentiellement énergie et informations. Si l'on suppose qu'un atome est de la taille d'un terrain de football, taille délimitée par l'orbite la plus large des électrons gravitant, son noyau aurait tout juste la taille d'un grain de sable.

Le vide permet aux informations de circuler entre A et B et vice versa. Étant donné que la distance entre A et B est essentiellement "immatérielle", il est aussi possible aux informations de circuler à l'intérieur de l'espace entre A et B. Ainsi, ce qui se passe entre A et B se retrouve à l'intérieur de l'espace entre A et B. Ce qui peut se désigner par système d'info-énergie. De la même manière que nous pouvons nous rendre compte, avec nos sens limités, que le système externe A-B est dynamique et vivant, le "vortex" entre A et B est également dynamique et vivant. Par conséquent, si les objets matériels du système A-B sont supprimés , les informations et l'énergie qui se trouve dans le vortex sont, elles, préservées. Il reste le système d'info-énergie qui circule et qui représente la mémoire de ce qui était avant de la matière, y compris la mémoire des "frontières" qui ont en premier lieu permis à l'info-énergie de demeurer à l'intérieur du système.

Nous pouvons comparer A et B à un échafaudage qui soutient les systèmes vivants d'info-énergie. A et B sont les outils qui permettent de bâtir et de faire évoluer l'univers énergétique vivant. Puisque tous les éléments du corps physique sont reliés entre eux de façon énergétique, par exemple, toutes les cellules et les molécules communiquent entre elles par l'intermédiaire de l'énergie électromagnétique, toutes les cellules et les molécules gardent en mémoire l'historique de l'énergie qui définit tout notre être. Qui plus est, au cours de notre vie physique, ces informations et cette énergie se propagent non seulement dans l'espace, mais continuent aussi de circuler dans notre corps, en développant leur structures. Par conséquent, lorsque notre corps physique meurt, les systèmes vivant d'info-énergie à l'intérieur de chaque atomes, molécules et cellules, sont libérés de leurs "échafaudages" physique et contiennent toute les informations définissant tout notre être correspondant à l'ensemble de notre "conscience". Scientifiquement parlant, on peut considérer qu'il s'agit de l'âme et de l'esprit de nos corps physiques, vus autrement.


Bien entendu, il ne s'agit que d'une théorie. Cependant, elle mérite quand même qu'on y prête attention car elle se fonde sur la physique contemporaine et sur la science des systèmes. Théorie qui s'apparente à des recherches récentes faites par le Docteur  Stuart Hameroff et le physicien britannique de l’Université de Oxford Sir Roger Penrose.

La mort surviendrait lorsque les substances quantiques à la base de l’âme quittent le système nerveux pour entrer dans l’univers. D’après cette théorie, la conscience serait l’équivalent d’un programme pour un ordinateur quantique pouvant persister dans l’univers même après la mort, ce qui expliquerait la perception des individus ayant vécu une expérience de mort imminente. La théorie est basée sur celle de la conscience quantique. Cette dernière considère que l’essence de notre âme est contenue à l’intérieur de structures appelées microtubules contenues dans les cellules du cerveau.

Ces experts croient que notre expérience de conscience est le résultat des effets de la gravité quantique dans ces microtubules, une théorie qu’ils ont surnommée la «réduction objective orchestrée» (Orchestred Objective Reduction, abréviée Orch-OR). Selon elle, nos âmes sont plus qu’une interaction de neurones dans notre cerveau : elles sont en fait construites à partir du tissu même de l’univers et ont peut-être existé depuis le tout début des temps. Ce qui rejoint notre théorie précédente sur le fait que les systèmes d'info-énergie contiennent les rétroactions récurrentes dynamique des informations échangées entre tous les systèmes en interaction. Autrement dit, l'univers.

Le concept est semblable aux croyances bouddhistes et hindouistes affirmant que la conscience est une partie intégrale de l’univers. En effet, il s’agit d’une idée similaire à celle de la philosophie idéaliste occidentale, et elle n’est peut-être que ça. Avec ces croyances, le docteur Hameroff maintient que les microtubules perdent leur état quantique lors d’une expérience de mort imminente, mais que les données qui y sont cachées ne sont pas détruites. En revanche, elles quittent le corps et retournent dans le cosmos.

La théorie affirme que quand les patients vivent une expérience de mort imminente, leur âme quantique s’envole de leur corps pour retourner dans le cosmos avant de revenir dans le corps lorsque ressuscité. Le docteur Hameroff a déclaré ceci dans le documentaire Through the Wormhole diffusé au Science Channel : "Disons que le cœur s’arrête de battre, que le sang arrête de couler et que les microtubules perdent leur état quantique. Les données quantiques à l’intérieur des microtubules ne sont pas anéanties, elles ne peuvent pas l’être. Elles ne font qu’être distribuées et dispersées dans l’univers. Si le patient est ressuscité et ramené à la vie, cette information quantique peut retourner dans les microtubules, ce qui fait dire au patient : j’ai eu une expérience de mort imminente."

Il a aussi ajouté : "Si le patient n’est pas ramené à la vie, qu’il meurt, l’information quantique peut subsister à l’extérieur du corps, peut-être indéfiniment, en tant qu’âme." Une preuve : le docteur Hameroff est persuadé que les nouvelles découvertes à propos du rôle de la physique quantique dans les processus biologiques, comme celui de l’orientation des oiseaux, prouveront sa théorie. La théorie de l’Orch-OR a été fortement critiquée par des penseurs plus empiriques et reste controversée dans la communauté scientifique. Max Tegmark, un physicien de la MIT, n’est qu’un parmi plusieurs scientifiques ayant réfuté cette théorie dans une dissertation publiée en 2000 et souvent citée par les opposants de l’Orch-OR, d’après le Huffington Post.

Néanmoins, le docteur Hameroff croit que la recherche dans le domaine de la physique quantique ne fait que commencer à confirmer la théorie de l’Orch-Or. Récemment, il a été prouvé que des effets quantiques contribuent à plusieurs processus biologiques tels que l’odorat, l’orientation des oiseaux ainsi que la photosynthèse.

UNIVERS PARALLÈLES

D'autres univers sont-ils vraiment possible ? L'existence d'autres univers nous permet d'explorer le monde des possibles. L'au-delà n'est-il qu'une dimension spatiale supplémentaire repliée sur elle-même formant un univers parallèle si infime qu'on ne peut le percevoir avec nos sens où avec nos concepts matérialistes de la matière ? Les "vortexs" d'info-énergie pourraient-ils n'être qu'un conséquence de la déformation d'une corde quantique support de l'énergie dans un univers ou le continuum espace-temps est entremêlé au notre ? Mais, ces univers parallèles,  ont-ils véritablement quelques raisons d'être en physique ?

L'idée d'univers parallèles est devenue l'un des sujets les plus controversés de la physique théorique. Il existe en fait plusieurs type d'univers parallèles qui nous intime de reconsidérer ce que nous appelons le "réel" ou ce que nous ne percevons pas, autrement dit, l'au-delà. Au cœur de ce débat houleux sur les divers univers parallèles possibles se trouve la signification même de la réalité. Au moins trois types d'univers parallèles sont abondamment représentés dans la littérature scientifique, à savoir :

a) l'hyperespace ou les dimensions supérieures
b) le multi-univers ou multivers
c) les univers quantiques parallèles.

(A-1) L'HYPERESPACE

L'univers parallèle qui fut au cœur du débat le plus long est celui des dimensions supérieures. Le fait que nous vivons en trois dimensions (longueur, largueur, hauteur) appartient au sens commun. Quels que soient les mouvements d'un objet dans l'espace, toutes ses positions peuvent être décrites par ces trois coordonnées. Grâce à ces trois nombres, nous pouvons même situer n'importe quel objet dans l'univers, qu'il soit au bout de notre nez ou au fin fond de la plus lointaine galaxie observable. L'idée d'une quatrième dimension spatiale est un outrage à notre sens commun. Si l'on remplit une pièce de fumée par exemple, nous ne la voyons jamais disparaître dans une autre dimension. Dans notre univers, nous ne voyons nulle part des objets disparaître soudainement, ni glisser vers une autre dimension. Cela implique que les dimensions supérieures, si tant est qu'elles existent, doivent être plus petites qu'un atome.

L'idée des univers parallèles fut traitée avec ironie par Robert Heinlein, dans The Number of the Beast (non traduit en français). Heinlein imagine un groupe de quatre courageux personnages qui se retrouvent à traverser des univers parallèles dans la voiture inter-dimensionnelle d'un professeur fou. Dans la série télévisée Sliders. Les Mondes parallèles, un jeune homme puise dans la lecture d'un livre l'inspiration pour construire une machine qui lui permet de " glisser1 " d'un univers parallèle à un autre. Et il se trouve que le livre qui inspire le héros est mon livre Hyperespace.

Mais l'histoire montre que la quatrième dimension a surtout été considérée par les physiciens comme une simple curiosité. Aucune indication n'a jamais été trouvée qui irait dans le sens de l'existence de dimensions supérieures. Cela commença à changer en 1919 lorsque le physicien Theodor Kaluza publia un article très controversé qui faisait allusion à des dimensions supplémentaires. Il partait de la théorie d'Einstein de la relativité générale, mais la situait en cinq dimensions (une dimension de temps et quatre d'espace ; avec le temps comme quatrième dimension d'espace- temps, les physiciens parlent maintenant d'une quatrième dimension spatiale comme d'une cinquième dimension). Si la cinquième dimension était rendue de plus en plus petite, les équations se séparaient comme par magie en deux parties. L'une d'elles décrit la théorie ordinaire de la relativité d'Einstein, et l'autre la théorie de la lumière de Maxwell ! C'était une découverte remarquable. Peut-être le secret de la lumière réside-t-il dans une cinquième dimension ? Einstein lui-même fut ébahi devant cette solution qui unifiait élégamment lumière et gravitation. Einstein était à ce point ébranlé par la proposition de Kaluza qu'il lui fallut deux ans avant d'accepter finalement la publication de l'article. Einstein écrivit à Kaluza : " L'idée de réaliser [une théorie unifiée] à l'aide d'un univers cylindrique penta-dimensionnel ne m'est jamais venue à l'esprit... À première vue, votre idée me plaît énormément. " Puis : " L'unicité formelle de votre théorie est saisissante. "

Des années durant, les physiciens se sont posé la question suivante : Si la lumière est une onde, alors qu'est-ce qui ondule ? La lumière peut parcourir des milliards d'années-lumière dans le vide, sans la moindre trace de matière. Alors qu'est-ce qui ondule dans le vide ? La théorie de Kaluza offre une réponse à cette question : la lumière, ce sont les ondulations dans la cinquième dimension. Les équations de Maxwell, qui décrivent avec précision toutes les propriétés de la lumière, découlent simplement des équations d'ondes cheminant dans la cinquième dimension. Par analogie à un exemple déjà pris dans un de mes autres articles, imaginons des poissons dans un étang. Ils n'imaginent pas l'existence d'une troisième dimension car leurs yeux sont orientés vers les côtés et ils ne peuvent nager que vers l'avant, l'arrière, la droite ou la gauche. Pour eux, une troisième dimension leur semblerait impossible. Imaginons alors qu'il pleuve. Bien qu'ils ne puissent toujours pas voir la troisième dimension, ils voient clairement l'ombre des vaguelettes qui se forment à la surface de l'étang. De la même manière, la théorie de Kaluza explique la lumière comme des vaguelettes en mouvement dans la cinquième dimension.

Kaluza répondait également à la question de savoir où se trouve cette cinquième dimension. Puisque nous n'en percevons aucun indice, c'est qu'elle a dû " s'enrouler " si serré que nous ne pouvons plus l'observer. Imaginons une feuille de papier bidimensionnelle que nous roulons sur elle-même pour en faire un cylindre bien serré. De loin, ce cylindre ressemble à une ligne unidimensionnelle : par enroulement, nous avons " transformé " un objet bidimensionnel en objet unidimensionnel. Sur le coup, l'article de Kaluza fit sensation. Puis des objections émergèrent les années suivantes. Quelle était la taille de cette cinquième dimension ? Comment s'enroulait-elle sur elle-même ? Et l'on ne trouvait pas de réponses. Des dizaines d'années durant, Einstein travailla à cette théorie par à-coups. Après sa mort en 1955, la théorie tomba en désuétude et ne devint qu'une note de bas de page dans l'évolution de la physique.

(A-2) LA THEORIE DES CORDES

Tout cela changea avec l'avènement d'une nouvelle théorie surprenante appelée " théorie des super-cordes ". Dans les années 1980, les physiciens se noyaient dans un océan de particules subatomiques. Chaque fois qu'ils faisaient voler un atome en éclats dans leurs puissants accélérateurs de particules, ils découvraient une pléthore de nouvelles particules. C'était si frustrant que J. Robert Oppenheimer déclara que le prix Nobel de physique devrait être décerné au physicien qui n'avait trouvé aucune nouvelle particule durant l'année ! Enrico Fermi, horrifié par la prolifération de ces particules subatomiques baptisées de noms grecs, plaisantait : " Si j'avais été capable de retenir le nom de toutes ces particules, je serais plutôt devenu botaniste. " Après des dizaines d'années de recherches, ce zoo de particules put être agencé en une théorie appelée " modèle standard ". Il aura fallu des milliards d'euros, la sueur du front de milliers d'ingénieurs et de physiciens et une vingtaine de prix Nobel pour assembler péniblement, pièce par pièce, les rouages du modèle standard. Et le résultat est une théorie vraiment remarquable, qui semble en accord avec toutes les données expérimentales recueillies en physique subatomique. Mais le modèle standard, en dépit de tous ses succès expérimentaux, souffre d'un mal sévère. Comme le dit Stephen Hawking : " Il est laid et ad hoc. " Il contient au moins 19 paramètres libres (dont les masses des particules et l'intensité de leurs interactions mutuelles), 36 quarks et antiquarks, 3 copies exactes et redondantes des sub-particules, ainsi qu'une pléthore de particules subatomiques étranges, tels les neutrinos tau, les gluons de Yang-Mills, les bosons de Higgs, les bosons W et autres particules Z. Pis encore, le modèle standard ne décrit absolument pas la gravitation. Il est difficile d'admettre que la nature, au niveau le plus fondamental possible, puisse être aussi désordonnée et inélégante. Cette théorie, il faut l'avoir créée pour l'aimer. Son manque d'élégance a contraint les physiciens à revoir toutes leurs hypothèses sur la nature. Il y avait forcément quelque chose de faux et archi-faux.

Dans l'histoire de la physique des siècles passés, l'une des réalisations les plus importantes fut le résumé de toute la physique fondamentale dans les deux grandes théories du siècle dernier : la théorie quantique (sur laquelle repose le modèle standard) et la théorie d'Einstein de la relativité générale (décrivant la gravitation). Fait remarquable, à elles deux, ces théories représentent l'ensemble de tout notre savoir en physique au niveau fondamental. La première décrit le monde microscopique, le monde quantique subatomique, où les particules exécutent une danse merveilleuse, apparaissant et disparaissant, occupant deux endroits à la fois... La seconde théorie explique le monde à très grande échelle, celui des trous noirs et du big bang, avec un jargon qui parle de surfaces lisses, de courbure ou de déchirure de l'espace-temps... Ces théories sont opposées en tout point : elles utilisent des mathématiques différentes, des hypothèses différentes et des images physiques différentes. Un peu comme si la nature avait deux mains, sans la moindre communication entre les deux. De plus, toute tentative de réunir ces deux théories s'est soldée par des réponses totalement dénuées de sens. Un demi-siècle durant, tout physicien qui se hasardait à arbitrer une rencontre forcée entre théorie quantique et relativité générale se retrouvait avec une théorie qui lui éclatait entre les mains, éructant des réponses infinies n'ayant aucun sens.

Tout cela changea avec l'arrivée de la théorie des super-cordes qui propose que l'électron et toutes les autres particules subatomiques ne seraient en fait que des vibrations différentes d'une corde, se comportant comme un minuscule élastique en caoutchouc. Pincé, l'élastique vibre de différentes façons, chaque " note " correspondant à une particule subatomique différente. De cette manière, la théorie des super-cordes explique l'existence des centaines de particules subatomiques découvertes jusqu'à présent dans nos accélérateurs de particules. Et la théorie d'Einstein apparaît tout simplement comme le plus bas niveau de vibration de la corde. La théorie des cordes fut acclamée comme la théorie du Tout qu'Einstein a cherchée en vain durant les trente dernières années de sa vie. Einstein aspirait à une théorie unique et complète, qui résumerait toutes les lois physiques et lui permettrait de " lire les pensées de Dieu ". Si l'unification de la relativité générale et de la théorie quantique que propose la théorie des cordes est correcte, alors cela représenterait un véritable couronnement de deux millénaires de recherche scientifique, depuis l'époque où les Grecs cherchaient à comprendre la nature de la matière.

Mais la bizarrerie de la théorie des cordes, c'est que ces cordes ne peuvent vibrer que dans un nombre précis de dimensions d'espace-temps : elles ne peuvent vibrer qu'en dix dimensions. Si l'on tente d'élaborer une théorie des cordes dans d'autres dimensions, c'est l'échec assuré sur le plan mathématique. Bien entendu, notre univers est quadridimensionnel (avec trois dimensions d'espace et une de temps). Cela signifie que les six dimensions additionnelles doivent avoir disparu d'une manière ou d'une autre, ou s'être enroulées comme la cinquième dimension de Kaluza. Récemment, certains physiciens ont travaillé d'arrache-pied pour tenter de confirmer ou d'infirmer l'existence de ces dimensions supplémentaires. Le moyen le plus simple de démontrer leur existence serait peut-être de trouver des déviations à la loi de Newton de la gravitation. Au lycée, nous apprenons que, sur Terre, l'attraction de la gravitation diminue avec le carré de la distance. Mais cela n'est vrai que dans un monde à trois dimensions d'espace. Imaginez une sphère entourant la Terre. L'attraction gravitationnelle qu'exerce notre planète est uniformément répartie sur toute la surface de cette sphère : plus grande sera la sphère, plus faible la gravitation. Or, la surface d'une sphère augmente en proportion du carré de son rayon, si bien que l'intensité de la gravitation, répartie sur la surface de la sphère, doit diminuer comme le carré du rayon. Si l'univers avait quatre dimensions d'espace, la gravitation diminuerait comme le cube de la distance ; avec n dimensions spatiales, la gravitation diminue comme la puissance n-1. La fameuse loi de Newton en inverse du carré a été testée avec une grande précision sur des distances astronomiques ; c'est pour cela que nous pouvons lancer des sondes jusqu'au-delà de notre système solaire avec une précision à couper le souffle. Toutefois, jusqu'à récemment, la loi de Newton n'avait encore jamais été mise à l'épreuve pour de courtes distances.

La première expérience à vérifier la loi en inverse du carré pour de courtes distances fut menée à l'université du Colorado en 2003, mais aucune déviation n'a été trouvée. De toute évidence, il n'y aurait pas de monde parallèle, tout au moins pas dans le Colorado. Mais ce résultat négatif n'a fait qu'attiser la flamme de bon nombre d'autres physiciens, qui espèrent reproduire l'expérience avec davantage de précision encore. De plus, le LHC, au Cern près de Genève, devrait rechercher un nouveau type de particules, appelées " sparticules " ou super-particules, qui sont des vibrations de haute énergie des super-cordes (tout ce que nous voyons autour de nous n'est le reflet que des plus basses vibrations). Si le LHC trouve des sparticules, cela pourrait déclencher une véritable révolution sur notre vision de l'univers. Car avec cette façon de voir les choses, le modèle standard ne représente que les plus basses vibrations des super-cordes. Pour Kip Thorne : " D'ici à 2020, les physiciens auront compris les lois de la gravitation quantique, comme une variante de la théorie des cordes. " Outre des dimensions supplémentaires, la théorie des cordes prédit un autre univers parallèle, à savoir le multi-univers ou multivers.

(B) LE MULTIVERS

Une question récurrente plane au-dessus de la théorie des cordes : pourquoi cinq versions de la théorie ? Elle pourrait unifier avec succès la théorie quantique et la gravitation, mais il y a cinq possibilités pour ce faire. Ce qui est fâcheux car la plupart des physiciens cherchent une unique théorie du Tout. Einstein voulait savoir si " Dieu avait eu un quelconque choix en créant le monde ". Il pensait qu'une théorie des champs unifiée serait forcément unique. Alors pourquoi cinq théories des cordes ?

En 1994 eut lieu un nouveau coup de théâtre : Edward Witten, de l'IAS de Princeton, et Paul Townsend, de l'université de Cambridge, imaginèrent que les cinq théories des cordes étaient en fait issues d'une seule et même théorie - pourvu que nous ajoutions une onzième dimension. Du point de vue de la onzième dimension, les cinq théories différentes se fondaient en une seule ! Cette théorie était finalement bien unique, mais seulement si nous montions jusqu'au sommet de cette onzième dimension.
Dans la onzième dimension, il existe un nouvel objet mathématique, appelé " membrane " (comme par exemple la surface d'une sphère). C'est là qu'est le cœur de toute l'histoire : dans le passage de onze à dix dimensions, nos cinq théories des cordes apparaissent en partant d'une seule membrane. Ainsi nos cinq théories ne seraient-elles que différentes manières pour une membrane d'évoluer entre onze et dix dimensions. Pour visualiser la chose, imaginons un ballon de plage qui représenterait la Terre avec un élastique entourant l'équateur. Munis d'une paire de ciseaux, nous coupons le ballon deux fois, une fois au-dessus de l'élastique et une fois en dessous, en enlevant les deux calottes. Il ne nous reste donc que la bande avec l'élastique, c'est-à-dire une corde. De la même manière, si nous enroulons la onzième dimension, tout ce qui reste de la membrane, c'est son équateur : la corde. En fait, à dix dimensions, les mathématiques offrent cinq manières différentes de faire la découpe, ce qui nous laisse cinq théories des cordes différentes.

La onzième dimension nous offre une nouvelle vision des choses. Elle signifie également que l'univers pourrait être lui-même une membrane, flottant dans un espace-temps à onze dimensions. De plus, il n'est pas nécessaire que toutes ces dimensions soient minuscules, certaines pouvant même être infinies. Cela soulève la possibilité que notre univers existe avec d'autres univers dans un multi-univers. Imaginons une vaste nuée de bulles de savon (des membranes). Chaque bulle représente un univers entier flottant dans l'immensité d'un hyperespace à onze dimensions. Ces bulles peuvent se réunir ou se séparer, et même apparaître et disparaître. Peut-être vivons- nous sur l'une de ces bulles univers ?

Max Tegmark, du MIT, pense que dans une cinquantaine d'années, " l'existence de ces “univers parallèles” ne sera pas plus controversée que ne l'était voilà un siècle l'existence d'autres galaxies - alors appelées des “univers-îles” ". Combien d'univers la théorie des cordes prédit-elle ? L'un des soucis de la théorie des cordes, c'est qu'il existe des milliards de milliards de milliards d'univers possibles, tous compatibles avec la relativité et la théorie quantique. Une estimation annonce qu'il pourrait y avoir un Gogol (c'est- à-dire 1 suivi de 100 zéros) de tels univers.

En principe, aucune communication n'est possible entre tous ces univers. Les atomes qui nous composent sont comme des mouches piégées sur du papier collant. Nous pouvons nous déplacer librement dans les trois dimensions spatiales de notre membrane univers, mais nous ne pouvons pas sauter de notre univers dans l'hyperespace car nous y sommes piégés. La gravitation, qui courbe l'espace-temps, peut flotter librement dans l'espace entre univers. En fait, il existe une théorie qui stipule que la matière noire, une forme invisible de matière entourant les galaxies, serait de la matière ordinaire d'un univers parallèle. Comme dans le roman d'H.G. Wells, L'Homme invisible, une personne qui flotterait juste au-dessus de nos têtes dans la quatrième dimension deviendrait invisible. Imaginons deux feuilles de papier parallèles, avec quelqu'un sur la feuille du dessus.

De même certaines hypothèses proposent que la matière noire pourrait être une galaxie ordinaire flottant au-dessus de nous dans une autre membrane univers. Nous ressentirions l'attraction gravitationnelle de cette galaxie puisque la gravitation peut se faufiler entre les univers, mais sans la voir car la lumière, elle, ne le peut pas. Ce qui pourrait expliquer la faiblesse apparente de la force de gravitation par rapport aux autres forces de la nature. Ainsi, la galaxie exercerait-elle sa gravitation sans être visible, ce qui correspond à la description de la matière noire. Une autre possibilité encore serait que la matière noire soit en fait la vibration suivante de la super-corde. Tout ce qui nous entoure, atomes et lumière, n'est que le plus bas niveau de vibration des super-cordes. La matière noire pourrait être le niveau de vibration suivant. Une chose est sûre, la majeure partie de ces univers parallèles est probablement morte, constituée d'un gaz informe de particules subatomiques comme les électrons ou les neutrinos. Dans ces univers, le proton pourrait être instable, si bien que la matière telle que nous la connaissons se désagrégerait progressivement. La matière complexe, composée d'atomes et de molécules, ne serait probablement pas possible dans la majeure partie de ces univers. D'autres univers parallèles pourraient au contraire receler des formes de matière complexe au-delà de tout ce que nous pouvons imaginer. Plutôt qu'un seul type d'atome composé de protons, de neutrons et d'électrons, peut-être admettent-ils une merveilleuse diversité de matière stable.

Ces membranes univers pourraient également entrer en collision en produisant des feux d'artifice cosmiques. Certains physiciens de Princeton pensent que cela pourrait expliquer l'origine de notre univers, qui ne serait que le résultat de la collision de deux gigantesques membranes voilà 13,7 milliards d'années. L'onde de choc de cette collision cataclysmique aurait créé notre univers. Ce qui est remarquable, c'est que les conséquences expérimentales de cette étrange idée semblent concorder avec les résultats du satellite W-Map actuellement en orbite autour de la Terre. C'est la théorie dite du big splat.

La théorie du multi-univers possède un bel argument en sa faveur. Lorsque nous analysons les constantes naturelles, nous découvrons qu'elles sont ajustées avec beaucoup de précision pour être propices à la vie. Si l'intensité de la force nucléaire était supérieure, alors les étoiles brûleraient trop vite pour donner la vie. Si elle était inférieure, alors les étoiles ne s'allumeraient pas du tout et la vie serait impossible. Si c'est l'intensité de la gravitation qui était augmentée, alors notre univers disparaîtrait en un big-crunch. Si elle était diminuée, alors son expansion accélérée nous mènerait rapidement à un big-freeze. En fait, il existe une quantité de " hasards " qui font que les constantes naturelles sont celles propices à la vie. Apparemment, notre univers se trouve dans la zone de Boucle d'or à l'égard de nombreux paramètres qui sont tous très finement ajustés pour donner la vie. Voilà qui nous laisse conclure soit qu'il existe un dieu de quelque forme que ce soit, qui a choisi de rendre notre univers "juste comme il faut " pour accueillir la vie, soit qu'il existe des milliards d'univers parallèles, et beaucoup d'univers morts. Comme l'a dit Freeman Dyson : " L'univers semblait savoir que nous allions arriver. " Sir Martin Rees, de l'université de Cambridge, a écrit que cet ajustement très précis représente justement une indication convaincante en faveur du multi-univers. Cinq constantes physiques fondamentales (dont l'intensité des diverses forces) sont finement ajustées pour être propices à la vie, et il pense qu'il existe aussi un nombre infini d'univers dont les constantes naturelles sont incompatibles avec la vie.

C'est ce que l'on appelle le " principe anthropique ". La version faible stipule simplement que notre univers est finement ajusté pour permettre l'émergence de la vie (ne serait-ce que parce que nous sommes là pour le constater). La version forte propose que notre existence soit le résultat d'une conception ou d'une intention. La majeure partie des cosmologues s'accorderait en faveur de la version faible du principe anthropique. Cependant les débats sont encore houleux quant à savoir si ce principe est un nouveau principe inhérent à la science, susceptible de conduire à de nouvelles découvertes et de nouveaux résultats, ou simplement un énoncé évident.

(C-1) LA THEORIE QUANTIQUE

Outre les dimensions supplémentaires et le multi-univers, il existe un autre type d'univers parallèles, qui donnèrent des migraines à Einstein et qui continuent aujourd'hui encore à hanter les physiciens. Il s'agit ici de la mécanique quantique ordinaire. Les paradoxes qui émergent en physique quantique semblent si réfractaires que Richard Feynman, lauréat du prix Nobel, aimait à dire que personne ne comprend vraiment la théorie quantique. Ironiquement, bien que la théorie quantique soit la théorie la plus fructueuse que l'esprit humain ait jamais conçue (correcte avec une précision allant souvent jusqu'à 1 pour 10 milliards), elle est construite sur du sable fait de chance, de hasard et de probabilités. Contrairement à la théorie de Newton qui offre des réponses claires et nettes sur le mouvement des objets, la théorie quantique ne peut donner que des probabilités. Les merveilles de l'ère moderne, comme les lecteurs de DVD/Blu-ray, l'Internet, les ordinateurs, la télévision, les téléphones cellulaires, les radars, les fours à micro-ondes, etc., sont toutes construites sur ce sable de probabilités.

L'exemple le plus frappant en est le fameux problème dit du " chat de Schrödinger" (formulé par l'un des fondateurs de la théorie quantique, qui a pourtant imaginé ce problème dans le but d'anéantir cette interprétation probabiliste). Schrödinger critiquait ouvertement cette interprétation de sa théorie, et déclara même : " Si nous devons en rester à ce satané saut quantique, alors je regrette d'avoir été impliqué là-dedans. " Voici le paradoxe du chat de Schrödinger : un chat est enfermé dans une boîte scellée. A l'intérieur, une arme est pointée vers le chat, et la gâchette reliée à un compteur Geiger placé à proximité d'un morceau d'uranium. Normalement, lorsque l'atome d'uranium se désintègre, il enclenche le compteur Geiger qui actionne la gâchette de l'arme, laquelle tire et tue le chat. Or, l'atome d'uranium peut se désintégrer, ou pas. Le chat est soit mort, soit vivant. Cela relève simplement du sens commun. Et pourtant, en théorie quantique, nous ne pouvons pas savoir avec certitude si l'uranium s'est désintégré. Nous avons donc deux possibilités qu'il faut additionner, en ajoutant la fonction d'onde de l'atome désintégré à la fonction d'onde de l'atome initial. Mais cela implique que, pour décrire l'état du chat, nous devons également additionner ses deux états possibles (mort ou vivant). Le chat n'est donc ni mort ni vivant. Il est décrit par la somme d'un chat mort et d'un chat vivant !

Comme l'écrivit un jour Feynman, la mécanique quantique " nous fournit une description de la Nature qui est absurde du point de vue du sens commun. Mais elle est en accord parfait avec l'expérience. J'espère donc que vous accepterez la Nature telle qu'elle est : absurde. " Pour Einstein et Schrödinger, c'était grotesque. Einstein croyait à une " réalité objective ", au bon sens et à la vision newtonienne en vertu de laquelle les objets existent dans des états bien définis, et non pas comme une somme de plusieurs états possibles. Et pourtant, cette étrange interprétation réside au cœur de notre civilisation moderne. Sans elle, l'électronique d'aujourd'hui (et même les atomes qui nous composent) n'existerait pas. Dans notre quotidien, il serait absurde de se dire " un petit peu enceinte ". Et pourtant dans le monde quantique, c'est bien pire : nous pouvons exister simultanément comme la somme de tous les états possibles : enceinte, pas enceinte, enfant, mère, adolescente, femme d'affaires, etc.

Cet épineux paradoxe peut se résoudre de plusieurs façons. Les pères de la théorie quantique appartenaient au courant de pensée de l'école de Copenhague, qui estimait qu'en ouvrant la boîte nous ferions une mesure et pourrions donc déterminer si le chat est mort ou vivant. La fonction d'onde " s'effondre " en un seul état, et le sens commun reprend du service. Les ondes ont disparu, ne laissant plus que des particules. Cela signifie que le chat accède à présent à un état défini (soit mort, soit vivant) et qu'il n'est plus décrit par une fonction d'onde. Ainsi existerait-il une barrière invisible séparant le monde étrange de l'atome et le monde macroscopique des humains. Dans le monde atomique, tout est décrit par des ondes de probabilité, si bien que les atomes peuvent être en divers endroits en même temps. Plus grande est l'onde en un point donné, plus la probabilité de trouver la particule en ce point est élevée. Pour les objets macroscopiques, ces ondes s'effondrent et les objets existent dans des états bien définis, comme nous le savons intuitivement. Lorsque Einstein recevait des invités, il avait l'habitude de leur montrer la Lune en demandant : " Est-ce que la Lune existe parce qu'une souris la regarde ? " En un sens, la réponse de l'école de Copenhague serait oui.

La plupart des manuels de physique quantique adhèrent religieusement à l'interprétation de Copenhague, mais beaucoup de chercheurs en physique l'ont abandonnée. Nous maîtrisons à présent les nanotechnologies et pouvons manipuler des atomes à loisir grâce à nos microscopes à effet tunnel, même si les atomes apparaissent et disparaissent sans cesse. Il n'y a pas de " mur " invisible séparant le monde microscopique du monde macroscopique. C'est un continuum. Il n'existe à ce jour pas de consensus sur cette question, pourtant au cœur même de la physique moderne. Dans les conférences de spécialistes, beaucoup de théories se confrontent avec passion. Un point de vue minoritaire stipule qu'il doit exister une " conscience cosmique " imprégnant l'univers. Les objets usuels n'apparaissent que lorsque des mesures sont effectuées. Or, ces mesures sont faites par des êtres conscients. Ainsi existerait-il une conscience cosmique dans tout l'univers, déterminant l'état dans lequel nous nous trouvons. D'aucuns, tel le lauréat du prix Nobel Eugene Wigner, ont suggéré que cela prouve l'existence de Dieu comme une forme de conscience cosmique. Wigner écrivit : " Il n'était pas possible de formuler les lois [de la théorie quantique] de manière parfaitement cohérente sans référence à une forme de conscience. " Il fit même montre d'un intérêt particulier pour le Vedânta, cette philosophie ancienne de l'Inde qui envisage l'univers imprégné d'une conscience globale.

L'idée des mondes multiples, proposée par Hugh Everett en 1957. offre un autre point de vue sur ce paradoxe en proposant que l'univers se scinde simplement en deux parties, l'une avec le chat vivant, l'autre avec le chat mort. Cela sous-entend qu'il y aurait une prolifération endémique de tels embranchements d'univers parallèles pour chaque événement quantique. Un autre aspect attirant de l'interprétation des mondes multiples est qu'il n'est besoin d'aucune autre hypothèse que l'équation d'onde originale. Ainsi n'avons-nous jamais à provoquer l'effondrement de fonctions d'onde ou à faire des observations. La fonction d'onde se scinde par elle-même, automatiquement, sans aucune intervention ni hypothèse extérieure. En cela, la théorie des mondes multiples serait donc conceptuellement plus simple que toutes les autres théories, qui nécessitent des observateurs extérieurs, des mesures, l'effondrement des fonctions d'onde et ainsi de suite. Il est vrai que nous sommes encombrés d'un nombre infini d'univers, mais la fonction d'onde prend cela en compte, sans aucune hypothèse supplémentaire venue de l'extérieur. L'une des façons de comprendre pourquoi notre univers physique semble si stable et fiable fait appel à la décohérence, c'est-à-dire que nous ne serions plus en cohérence avec aucun des autres univers parallèles. Mais la décohérence n'élimine pas pour autant ces univers parallèles. Elle explique uniquement pourquoi notre univers, parmi une infinité d'autres univers, semble si stable. La décohérence s'appuie sur l'idée que les univers peuvent se séparer en de nombreux univers, mais que le nôtre, par des interactions avec l'environnement, se sépare de ces autres univers.

Tout univers pouvant exister existe. Les plus bizarres sont les moins probables mais ils existent néanmoins. Ainsi pourraient exister un monde parallèle dans lequel les nazis auraient gagné la guerre, ou un autre dans lequel l'Armada espagnole n'aurait jamais été vaincue, si bien que le monde entier parlerait l'espagnol. En d'autres termes, dans cette perspective, la fonction d'onde ne s'effondre jamais. Elle continue simplement sa course, ayant juste à se diviser en un nombre incalculable d'univers différents. Comme le dit Alan Guth, physicien au MIT : " Il existe un univers dans lequel Elvis est vivant, et Al Gore président. " Et pour le lauréat du prix Nobel Frank Wilczek, " nous sommes hantés par la conscience qu'un nombre infini de légères variantes de nous-mêmes vivent leur vie parallèle et qu'à chaque instant de nouvelles copies apparaissent pour suivre le fil de nombreux futurs alternatifs  ".

Un point de vue de plus en plus populaire parmi les physiciens est celui que l'on nomme " décohérence ". Cette théorie stipule que tous ces univers parallèles sont des possibilités mais que notre fonction d'onde a évolué en décohérence par rapport à leurs fonctions d'onde (c'est-à-dire qu'elle ne vibre plus à l'unisson - en cohérence - avec elles) et n'interagit donc plus avec celles-ci. Cela signifie qu'au sein même de notre propre salon, nous coexistons avec les fonctions d'onde de dinosaures, d'extra-terrestres, de pirates, de licornes ; chacun pense que son univers est " la réalité ", mais nous ne sommes plus en cohérence les uns avec les autres. Pour Steven Weinberg, lauréat du prix Nobel, cela revient à trouver la bonne station sur un poste de radio. Nous savons que notre salon est baigné du signal de quantité de stations de radio d'ici et d'ailleurs. Mais notre poste ne peut être réglé que sur une seule station. Il est en " décohérence " avec toutes les autres. Pour récapituler, Weinberg précise que l'idée des mondes multiples est " une bien piètre idée, sauf en comparaison de toutes les autres idées ". Ainsi existe-t-il une fonction d'onde pour une Fédération des planètes malfaisante qui pille les planètes plus faibles et massacre ses ennemis ? Peut-être que oui, mais dans ce cas, nous ne sommes plus en cohérence avec cet univers-là.

(C-2) UNIVERS QUANTIQUES

Lorsque Hugh Everett discutait de sa théorie des mondes multiples avec d'autres physiciens, il recevait des réactions d'indifférence ou de grand étonnement. L'un de ces physiciens, Bryce DeWitt, de l'université du Texas, s'opposait à sa théorie en objectant : " Je ne me sens pas divisé. " Mais pour Everett, cela rappelle la réponse que faisait Galilée aux critiques qui disaient ne pas sentir le mouvement de la Terre. DeWitt s'est finalement rallié à la théorie d'Everett et en est aujourd'hui un des principaux acteurs. Durant des dizaines d'années, la théorie des mondes multiples resta dans l'ombre. Elle était trop fantastique pour être honnête. John Wheeler, conseiller d'Everett à Princeton, finit par conclure qu'il y avait un " excédent de bagages " pour cette théorie. L'une des raisons pour lesquelles la théorie d'Everett est très en vogue actuellement, c'est que les physiciens tentent d'appliquer la théorie quantique au dernier domaine qui résiste à la quantification, à savoir l'univers lui-même. Appliquer le principe d'incertitude à l'univers entier conduit tout naturellement à un multi-univers.

Le concept de " cosmologie quantique " présente à première vue une contradiction flagrante : la théorie quantique concerne le monde infinitésimal de l'atome, tandis que la cosmologie est l'étude de l'univers dans son ensemble. Et pourtant, au moment du big-bang, l'univers était beaucoup plus petit qu'un électron. Or, tout physicien admet que les électrons doivent être quantifiés, c'est-à-dire décrits par une équation d'onde probabiliste (en l'occurrence l'équation de Dirac), et qu'il en existe donc des états parallèles. Or, si les électrons doivent être quantifiés, et si l'univers a un jour été plus petit qu'un électron, alors c'est que l'univers aussi doit exister en états parallèles - théorie qui conduit naturellement à une approche de " mondes multiples ". En effet, l'interprétation de Copenhague proposée par Niels Bohr rencontre quelques problèmes lorsqu'on l'applique à l'univers dans son ensemble, bien qu'elle soit enseignée dans tous les cours de mécanique quantique du monde. L'interprétation de Copenhague dépend d'un observateur qui effectue une observation et fait s'effondrer la fonction d'onde. Le processus d'observation est absolument essentiel pour définir le monde macroscopique. Mais comment pourrions-nous être " en dehors " de l'univers pour l'observer ? S'il existe une fonction d'onde pour décrire l'univers, alors comment un observateur extérieur pourrait-il faire s'effondrer cette fonction d'onde ? En fait, certains voient notre inaptitude à observer l'univers de 1'" extérieur " comme un problème majeur de l'interprétation de Copenhague.

Dans l'approche des mondes multiples, la solution à ce problème est simple : l'univers existe simplement en de nombreux états parallèles, tous définis par une fonction d'onde maîtresse appelée " fonction d'onde de l'univers ". En cosmologie quantique, l'univers a pour origine une fluctuation quantique du vide, c'est-à-dire une minuscule petite bulle dans la mousse d'espace-temps. La plupart des bébés univers de la mousse d'espace-temps vivent un big-bang et un big-crunch dans la foulée. C'est pourquoi nous ne les voyons jamais : ils sont extrêmement petits et éphémères, et entrent et sortent du vide comme dans une danse. Autant dire que même le " néant " bouillonne de bébés univers qui apparaissent et disparaissent, mais à une échelle trop infinitésimale pour que nous puissions détecter quoi que ce soit à l'aide de nos instruments de mesure. Il se vaut zéro. Le phénomène s'expliquerait lui aussi aisément si l'univers était parti de " rien " puisque le néant a un spin nul.

Troisièmement, l'apparition de notre univers à partir du néant aide à expliquer pourquoi le contenu total en matière-énergie de l'univers est si faible, peut-être même proche de zéro. L'énergie positive de la matière et l'énergie négative de la gravitation semblent s'équilibrer exactement. En vertu de la relativité générale, dans l'hypothèse d'un univers fermé et fini la quantité totale de matière-énergie contenue dans l'univers devrait être exactement égale à zéro. Dans un univers ouvert et infini, cela n'est plus forcément vrai, mais la théorie de l'inflation semble indiquer que la quantité totale de matière-énergie de notre univers est étonnamment faible. À ce jour, nos techniques sont bien trop rudimentaires pour mettre en évidence l'existence de ces univers parallèles. Nous pourrions donc considérer tout cela comme impossibles aujourd'hui mais pas en opposition avec les lois de la physique. Sur une échelle de milliers de millions d'années, ces spéculations pourraient offrir les bases de nouvelles technique pour les futures générations.

CONCLUSION


N'est-il pas étonnant de voir à quel point de nombreuses théories peuvent se recouper, se compléter ou tout simplement se montrer aussi possible les unes comme les autres ? Certains fait peuvent se prouver indirectement. Accepterions-nous d'intégrer ces possibilités physiques dans nos vies et dans les esprits de chacun ? Les mentalités doivent encore évoluer car trop nombreuses sont encore les personnes se désintéressant totalement des questions alternatives touchant la nature humaine. Tabou ? Incompréhension ? Les questions existentielles ne manquent pas. L'au-delà, l'énergie et la matière sont des notions relatives car elles sont scindées en de multiples objets intangibles fait de théories, spéculations et autres théorèmes qui, même si elles sont scientifiquement basées sur le modèle standard et les mathématiques, n'ont pour observateur que des êtres limités dépourvus d'une vision globale intégrant tous les systèmes " d'info-énergie " (?) qui peuvent exister dans notre univers ou le multivers. Le temps est une illusion et ce que nous appelons présent, passé et futur ne serait dû en fait qu'aux limitations de nos sens qui n'est plus lors de la disparition de nos corps physiques. Retour à l'unicité du tout, cette " mousse spongieuse " renfermant la totalité de l'histoire de notre univers et du multivers avec ses " bulles d'espace-temps ". Tout ce qui touche au paranormal n'étant ni plus ni moins que les manifestations de nos limitations et ignorances encore trop largement entretenues par nos mode de vies. Alors quoi ? " L'avenir " nous révélera peut-être quelles sont nos origines, ce que nous sommes et vers quoi nous allons.


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