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"Tu es toi, tu vis, tu possèdes un corps, un esprit, tu as une maison, elle est ton toit, elle te protège. Tu vis dans ton quartier, ta ville, elle te nourrie, te fournis un travail. Tu vis dans ton pays, il est ton peuple, il te guide, il te soumets à tes conditions de vie. Tu vis sur ta planète, tu respire son air, tu manges ce qu'elle te donne, elle te fait vivre. Tu vis prés de ton étoile, elle te donne de la lumière, de la chaleur, elle te fait vivre. Tu vis dans ton système planétaire, avec ses planètes et ses lunes qui sont nées pour te faire vivre. Tu vis dans ta galaxie qui s'est formées il y a des milliards d'années. Tu vis dans ton Univers, il t'a donné ton étoile, ta planète, ton chez toi. Ne le néglige pas. S'il existe, c'est pour toi, car il fait parti de toi. Il est en toi, comme ton être, ton esprit, il est partout, comme toi, tu fais parti de lui."

Le voyage astral


INTRODUCTION

D'après les plus récentes statistiques, les individus qui sont « sortis hors de leur corps » au moins une fois dans leur vie représentent un pourcentage de la population que l'on ne peut se permettre d'ignorer. Certains sondages affirment qu'il en existe 25 %, d'autres 15 % seulement. Même ne serait-il que 5 % que cela se chiffrerait à plusieurs millions de gens à travers le monde, car ce phénomène est planétaire. Dédoublement, bilocation, projection hors du corps, voyage astral, depuis toujours, toutes les traditions nous parlent de gens qui quittaient leur corps pour aller ailleurs. Les saints et les mystiques quittent leur corps et ont souvent été vus très loin de leurs cellules. Au cours de leurs expériences proches de la mort, les agonisants passent par une sortie hors de leur corps physique.

RÊVE OU REALITE ? L'HISTOIRE DE CHARLES LINDBERGH

Charles Lindbergh, aviateur et écrivain, raconta un voyage qu'il fit hors de son corps :

« C’est en 1927 que Charles Lindbergh effectuait la première traversée de l’Atlantique en avion. Dans le récit de son aventure qui a pour titre le nom de l’appareil à bord duquel il a réussi son exploit – The Spirit of St.-Louis –, il décrit l’expérience de sa traversée qui a duré 34 heures.
 
Il rapporte d’abord qu’il n’a pas dormi durant les 24 heures précédant le décollage. Ce détail est important. On sait que l’épuisement de la résistance physique peut favoriser et parfois même provoquer une expérience de l’astral. Peu après le décollage, Lindbergh observe une étrange dissociation entre son corps et son esprit, qu’il avait jusque-là considérés comme inséparables. Vaincu par la fatigue, il commence à s’assoupir. Il s’efforce de résister, mais déjà le sommeil l’envahit, ce qui signifie pour lui une mort certaine. Cependant, en même temps qu’il s’endort, il se rend compte qu’une partie de lui-même reste alerte. Tout se passe, en effet, comme si son corps était endormi mais que son esprit veillait. La traversée se poursuit…


Après un moment, vers le milieu de la traversée, le pilote réalise que son esprit commence lui aussi à s’assoupir. Avec l’énergie du désespoir, il s’efforce de le maintenir éveillé. Mais rien à faire. Cet esprit à part semble l’abandonner. Lindbergh est sur le point de s’endormir tout à fait. Mais au moment où il va perdre conscience, le voilà tout à coup parfaitement lucide, ne ressentant plus aucune fatigue, et cette fois, complètement en dehors de son corps. Et c’est cette conscience qui maintenant dirige le vol.


Il découvre autour de lui des présences de forme humaine, transparentes et légères, qui l’accompagnent dans son périple. C’est comme si elles lui étaient déjà familières dans une autre dimension. Il peut les voir toutes, même celles qui sont derrière lui et sans se retourner, car son esprit est devenu " comme un grand œil qui voit partout à la fois ", c’est-à-dire là où il dirige son attention. Ces présences apparaissent et disparaissent, traversant la matière avec aisance. Le pilote entend aussi des voix, qui lui semblent également familières. Ces voix l’encouragent, le conseillent et lui communiquent même certaines informations auxquelles il ne pourrait avoir accès en temps normal.


Lindbergh s’interroge. Quel lien y a-t-il entre ces présences et lui-même? Il lui semble qu’il participe à un rassemblement amical après des années de séparation : " C’est comme si j’avais connu ces êtres dans quelque ancienne incarnation. " Lorsque le vol exige une manœuvre, le pilote reprend contact avec la réalité, pour aussitôt après se retrouver dans l’autre dimension. Il a l’impression de se situer quelque part dans une zone intermédiaire, entre la vie matérielle et l’au-delà, ou encore " dans un champ magnétique entre deux planètes, et propulsé par des forces que je ne peux contrôler, incomparablement plus puissantes que tout ce que j’ai connu ".


Il se demande s’il n’est pas mort, ou sur le point de l’être. La mort a cessé de lui paraître redoutable : elle a cessé d’être pour lui un terme final. » (D'après : CROOKALL Robert. Case-Book of Astral Projections.)



DES ETATS DE CONSCIENCE MODIFIES



Certains chercheurs, habitués à pratiquer ces sorties hors du corps, sont convaincus que notre conscience quitte chaque nuit notre corps physique afin de recharger nos centres d'énergie. Nous flotterions ainsi au-dessus de nos corps physiques, en contact avec l'énergie cosmique, appelée prana dans les traditions orientales. Cela confirmerait l'idée avancée par certains de ces voyageurs de l'astral qui affirment revenir de leur « voyage » rechargés d'énergie, en meilleure forme qu'au départ. Certains voyageurs astraux se savent assistés par des « guides » lors de leur sortie hors du corps. Parfois, pas toujours, ces guident prennent une apparence humaine. Il pourrait s'agir du « Soi supérieur » car, à partir du moment où un homme parvient à élever sa conscience à un niveau de vibrations supérieur, au-delà de la barrière du monde matériel, il devrait pouvoir percevoir les vibrations de cette partie de lui-même qui lui apparaitrait alors comme un étranger. Certains « voyageurs » ne rencontrent jamais de guide, peut-être parce qu'ils ne pénètrent pas vraiment dans l' « astral » mais restent dans notre dimension terrestre. Certains chercheurs ont constatés qu'en observant une encéphalographie d'un sujet en train de sortir de son corps, on pouvait remarquer l'apparition d'ondes thêta. Ces ondes se manifestent également lors des modifications de consciences telle que la méditation ou certaines formes de yoga. Henri Corbin définit cet état de modification de conscience comme un monde médian où les esprits se « corporalisent » et où les corps se « spriritualisent ».



DEDOUBLEMENT ET BILOCATION



Ces expériences de sortie hors du corps sont rapportées en grand nombre. Une personne sur dix déclare avoir quitté son corps une ou plusieurs fois au cours de son existence, d'après une enquête de Susan Blackmore. De très nombreuses personnalités ont fait état d'une sortie hors de leur corps, advenue lors d'une maladie, d'un accident, ou parfois sans raison apparente. Ces expériences de sorties hors du corps, que l'on peut assimiler au dédoublement, sont fréquentes et peuvent être dirigées ou enseignées, ce qui n'est pas le cas de la bilocation. Il est cependant très facile de trouver sur le net des récits de ces phénomènes connus de bilocation. Mais il ne faut toutefois pas confondre le dédoublement et la bilocation, même si tous deux se réfèrent à une « sortie hors du corps ». La plupart du temps, le dédoublement est racontée par ceux qui l'expérimentent alors que la bilocation est rapportée par des témoins. Dans le dédoublement, la personne n'est ni vue, ni entendue, ni touchée par les témoins. Alors que celui qui possède le don de bilocation est non seulement vu, mais aussi, parfois, entendu et touché par le témoin. Dans des cas plus exceptionnels, il laisse des traces de son passage.



UNE EXPLICATION SCIENTIFIQUE ?



Une explication scientifique viendrait du rayonnement énergétique émis par tout corps vivant et qui pourrait se déplacer loin de sa source. Une autre hypothèse suggère que ces sensations sont liées à un dysfonctionnement électrique de la jonction temporo-pariétale. Les chercheurs pensent que la déconnection des circuits neuronaux oculaires et du toucher peut être responsable des voyages astraux. Les experiences ont montré l'importances des mouvements oculaires. « Nous estimons que notre corps est localisé là ou les yeux sont ! » Voici leur expérience :



« Deux chercheurs suédois et suisse publient simultanément dans la revue Science les résultats d'expériences de réalité virtuelle, entre neurobiologie et jeux vidéo, qui devraient avoir un grand retentissement. Henrik Ehrsson de l'Institut Karolinska à Stockholm et Olaf Blanke de l'École polytechnique fédérale de Lausanne sont parvenus à reproduire en chambre, les expériences anecdotiques de « sortie du corps » que des patients en arrêt cardiaque, ou des opérés, disent depuis longtemps avoir vécu. Les deux chercheurs ont expliqué leurs expériences lors d'une conférence de presse à l'University College de Londres.

Depuis la fin du XIX
e
 siècle, les philosophes se demandent ce qu'est notre conscience de soi. Comment savons-nous que nous sommes à l'intérieur de notre propre corps ? Bien sûr le toucher, la vision, les mouvements jouent un rôle dans l'élaboration de cette fonction si importante. Mais dans certaines maladies du cerveau, des patients ont décrit aux neurologues des hallucinations de sortie, de vision d'un corps flottant, ou de négligence soudaine de certains membres, qui sont même parfois perçus comme étrangers à soi. Voir son propre corps depuis un lieu extérieur ne serait donc pas aussi farfelu ou hallucinatoire que l'ont cru jusqu'ici les spécialistes. En tout cas le cerveau serait capable de créer cette illusion.



Le Dr Ehrsson a installé dans une pièce fermée, un des douze sujets volontaires filmés à distance par deux caméras vidéo placées deux mètres derrière la chaise où il est assis. Un dispositif visuel du même type que ceux utilisés pour les jeux vidéo permet au sujet de voir les images en 3 dimensions et en haute définition envoyées par les caméras.



Illusion parfaite



L'utilisation de deux caméras permet une projection en stéréo qui reproduit l'impression de relief. Ainsi le sujet se voit de dos, comme le verrait un observateur à distance. L'expérimentateur placé à côté du sujet, touche simultanément avec une baguette de plastique, la poitrine du sujet et dirige l'autre vers la caméra. Voyant la baguette se diriger vers son corps virtuel et sentant l'extrémité de la baguette le toucher, le sujet a alors la sensation, la certitude que c'est bien son corps devant lui ! L'illusion est parfaite, elle est basée sur le déséquilibre entre les informations visuelle et tactile ressenti par le cerveau.

Le Pr Olaf Blanke a élaboré un système presque identique. Là encore le sujet volontaire se voit de dos, filmé 2 m en arrière par un système de caméras dont les images sont envoyées dans un masque 3D adapté sur les yeux du sujet. L'expérimentateur gratte le dos du participant, qui « 
voit » en avant de lui son double virtuel dont le dos est gratté. Immédiatement après, les yeux bandés, le sujet est déplacé en arrière. On lui demande de retrouver la position initiale : il désigne toujours alors une position plus en avant, à mi-chemin entre sa position réelle et celle du sujet virtuel vu dans les lunettes 3D. Une seconde expérience avec des mannequins ou des objets virtuels présentés dans les lunettes vidéo ne donne pas ce type d'illusion au sujet volontaire. Il faut que le vrai corps humain soit en jeu pour que cette « sortie » soit possible.

« 
C'est bien que nous interférions, que nous créions un conflit multisensoriel qui trompe certaines aires temporales du cortex cérébral », estime le Pr Blanke. Et les NDE (near death experiences, ou expériences de mort imminente en français) vécues par des sujets en arrêt cardiaque ? Le cerveau créerait, trompé par des stimuli sensoriels contradictoires, un « corps rêvé, halluciné ».
« Ils ne vous le diront pas tous, mais des astronautes lors de séjours en microgravité ont vécu de telles expériences de sortie du corps », révèle le Pr Blanke. « Les maladies ou les dysfonctionnements du cerveau où l'interprétation des signaux venus du corps est erronée peuvent expliquer certains cas cliniques de sensation de sortie du corps, » confirme le Dr Ehrsson.

La Nasa a actuellement un projet de pilotage sur la terre, grâce à un dispositif visuel de ce type, d'un robot qui serait installé sur la Lune et commandé à distance. Les régions du cerveau impliquées doivent être les mêmes que celles de la conscience du corps, estimaient hier les deux chercheurs. De même les expériences de téléchirurgie à distance utilisant un bras robotisé piloté dans un bloc opératoire à des centaines de kilomètres par un chirurgien devant un écran, feront appel à l'avenir aux données de ces expériences. Et les patients neurologiques ayant des hallucinations de sortie du corps pourront aussi bénéficier de ce type d'étude de réalité virtuelle. Le travail ne fait que commencer... »



CONCLUSION



Le scepticisme est de rigueur quant à ces explications « pseudo-scienctifiques » sur les voyages astraux. Elles n'apportent pas une explication tangible sur le fonctionnement réel du voyage astral. Tous ce qui fonctionne dans notre cerveau est, d'une manière ou d'une autre, forcément régis par l'activité électrique et chimique qui y règne. L'étude fondamentale de la matière n'en ai pas à sa fin et la recherche continue sur les constituants ultimes. Les interactions esprit-matière sont encore trop mal connues pour avancer des explications uniquement tenues par ce que l'on sait actuellement. Des découvertes sont encore à venir, tant de la domaine spirituel que dans le domaine physique de la matière.


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4 commentaires:

  1. Bravo pour cet article, le voyage astral est une expérience que peu connaissent encore. Mais il faut y aller avec précautions, car voir cette face cachée de la conscience peut en déstabiliser plus d'un(e).
    http://go.cleamounette.idpheuro.4.1tpe.net/

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  2. Effectivement, le fait d'évoquer des hypothèses sur quelles qu'explications pseudo-scientifiques et rationelles transforme l'aspect occulte du voyage astral. Ce qui peut provoquer des réactions négatives vis à vis de ceux qui le paratique. Néanmoins, le fait de vouloir donner un sens à ceci n'empêche pas le partage d'opinions malgrés une certaine réticence à vouloir supplanter un dogme pré-établi. Chacun est libre d'avoir sa propre opinion, libre de déterminer sa vision qui lui permettra de comprendre à sa manière, selon ses convictions, ses croyances. Quels que soient les concepts sur lesquelles reposent nos croyances, le bon sens nous fait accepter toutes remises en cause si celles-ci sont fondées. Malheureusement, aucunes bases scientifiques actuelles ne permet cela. C'est le but même de cet article de remettre en vue une facette peu répandue du voyage astral.

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  3. Les articles sont intéressants et expliquent assez bien l'expérience avec les caméras: il est peut-être dommage que la science considère uniquement que notre cerveau soit capable de 'fabriquer' une sorte de second corps de substitution dans des cas précis et souvent reliés à des moments exceptionnels de l'existence. Pour ma part, j'en conclu au contraire que ces expériences avec les caméras mettent en avant que notre conscience n'est véritablement pas réaliste mais positionnée dans une sorte d'amplitude combinatoire difficilement explicable à travers les cinq sens, où en effet, il paraît possible en 'trompant' le cerveau de pouvoir obtenir plusieurs définitions de la réalité: il me semble que tout ce qui ressort de ces expériences en premier lieu, c'est qu'il est possible de pouvoir obtenir plusieurs définitions de la Réalité dans un même environnement, à partir d'un même cerveau de départ:" je pense donc je suis" n'est pas aussi évident en terme strict de rationalité. Enfin, de manière identique au postulats de la physique quantique qui met en avant que l'expérimentateur peut venir modifier les paramètres de l'expérience, il semble évident que lorsqu'on observe le cerveau du voisin, il s'agit avant tout d'une synthèse produite depuis notre propre cerveau dans le contexte de l'énergie espace-temps: assez peut-être facile avec un peu de volonté de pouvoir postuler le fait que notre cerveau représente une masse capable de créer sa propre définition et celle de l'univers tout entier dans un contexte différentiel et non pas entièrement réel.

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    1. @anonyme
      J'aime bien ton analyse et ta conclusion.
      Même si je n'ai jamais expérimenté de tels choses je reste persuadé que chacun a sa réalité, qu'il y a une réalité objective et plusieurs plans.
      Le cerveau a des propriétés unique que nous ne pouvons concevoir. La science est essentielle mais pour l'instant ne parvient qu'à expliquer que peu de choses sur l'inconscient.

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